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La chicha
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La chicha

Phénomène de mode, les bars à narguilés se sont beaucoup développés dans l’hexagone. On en compte environ 800 désormais. Pour peu de frais, c’est un véritable voyage vers l’Orient auquel on a droit. Mais sous des dehors hyper conviviaux, la chicha (ou narguilé) n’est pas totalement inoffensive pour notre santé. Autant le savoir...

Fumer une chicha avec ses amis peut être aussi nocif que de fumer une cigarette alors que beaucoup pensent que cette pratique est sans danger pour la santé. Même si elle est considérée comme « plus saine », cela n’empêche pas l’absorption de substances nocives comme le goudron ou le CO2.

Des études ont montré que consommer ce tabac pendant une heure équivaut à fumer 50 cigarettes. (Fatima el-Awa, conseiller régional d’Emro* pour le tabac). En effet, l’eau, se trouvant dans le vase du narguilé, ne filtre pas ces substances de la fumée que tu absorbes. La fumée, refroidie par l’eau, rend l’inhalation plus longue et plus profonde. Ce qui explique que les risques de la chicha, sont semblables à ceux du tabac « normal », à savoir, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, et au long terme, cancer du poumon. Les campagnes contre la consommation de tabac nous montrent assez bien les dangers liés à cette drogue...

D’autre part, depuis le 1er janvier 2008, tous les lieux publics, fermés et à usage collectif, sont non-fumeur. Les bars à chicha eux, sont également concernés par cette application, ce qui est assez paradoxal. Ils pourront toujours assurer leur rôle de « bar », mais aucune fumée ne sera tolérée ; absurde ? Et déjà, plusieurs pétitions se diffusent sur Internet, et ailleurs, pour protester contre la fermeture des bars à chicha. Les consommateurs contestent et affirment qu’ils s’y rendent, exceptionnellement, pour leur coté convivial et fraternel. (Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont actifs à cette consommation.) Les propriétaires, de leurs côtés, protestent aussi, et ont peur de voir leurs enseignes « partir en fumée ». Cette décision entraîne donc une polémique qui ne cesse de créer débats. D’ailleurs les propriétaires de ces « chichas » se sont regroupés en syndicat avec de donner plus de poids à leurs revendications. Ils veulent continuer à travailler et ne pas avoir à mettre la clé sous la porte après avoir investi tant d’argent et de temps dans leurs affaires. Les adeptes se joignent nombreux à cette demande pour continuer de profiter d’un loisir auxquels ils se sont habitués et ont pris goût. Après tout, ceux qui ne supportent pas la fumée ne mettent pas les pieds dans un bar à narguilé…

En attendant, les bars à chicha restent ouverts même s’ils tombent sous le coup de la loi anti-tabac. Affaire à suivre…

Publié le 04/10/2010

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