Fabriquée à partir de la morphine (elle-même dérivée de l’opium), l’héroïne est un opiacé puissant, obtenu à partir du latex recueilli sur la plante de pavot.
Elle se présente le plus souvent sous la forme d’une fine poudre blanche (héroïne purifiée) qui lui a valu le surnom de « blanche ». Mais elle peut aussi être brunes ou marron clair selon les traitements.
L’héroïne vendue aujourd’hui comporte en moyenne entre 5 et 10% de substance pure.
L’intense plaisir apporté par l’héroïne ne dure en général que le premier mois, c’est-à-dire le temps d’entrer dans une dépendance physique et psychique qui devient vite infernale. En effet, cette dépendance rapide conduit à augmenter les quantités et la fréquence des prises. Les symptômes de manque entre les prises sont particulièrement insupportables : insomnie, anorexie, grave anxiété, agitation…
Les risques de marginalisation sociale sont souvent très importants car la vie de l’héroïnomane tourne rapidement autour de cette drogue.
Les traitements de substitution permettent d’apporter une aide médicale efficace aux usagers qui, jusqu’en 1995, ne pouvaient envisager de « décrocher » sans affronter les effets du manque.
Publié le 25/10/2010