Maladie repérée aux USA depuis 1995, la « cyber addiction » fait de plus en plus parler d’elle en France… Les chiffres dont on dispose aujourd’hui nous viennent des USA et du Canada, où les seules études sérieuses ont été menées à ce jour : 6% à 20% des jeunes seraient accros aux jeux vidéo. Ces chiffres ne sont pas à appliquer tels quels en France, car être accro c’est aussi une histoire de culture. A défaut d’étude Nationale, on admet en France que 5% à 10% des jeunes sont dépendants : des garçons en écrasante majorité qui passent de 5 à 10 heures, voire des journées entières à jouer sur leurs ordinateurs, en solo ou en réseau.
Il existe deux grandes familles d’accros : les « passagers » qui sont accros dans une période de temps limité, en lien avec des enjeux personnels (période de fragilisation, d’anxiété) ; et les « longs termes » qui peut être devant son écran 50 heures par semaine, tout au long de l’année. Au sein de ces deux grandes familles d’accros il faut encore faire une distinction en fonction du type de jeu vidéo auquel on est accro : un jeu « on line » (sur le net) est beaucoup plus addictif qu’un jeu ayant une fin puisque ne plus participer revient souvent à avoir le sentiment de perdre…
D’une manière générale, réussir un jeu ou aboutir dans une recherche provoque d’ailleurs des décharge d’adrénaline.
En coupant de la réalité, les jeux vidéo banaliseraient la violence, fabriquerait des asociaux ( !) rendraient épileptiques… Autant de maux dont on les accuse même si leur dangerosité supposée reste à vérifier !
On ne peut évidemment comparer les jeux vidéo à une drogue comme la cocaïne ou encore le cannabis, pourtant leur utilisation abusive peut réellement nuire à la santé :
Les crises d’épilepsies : libre à toi de croire que c’est le plus beau coup de bluff qu’on aie inventé depuis le père Noël, mais ces risques existent bel et bien même si elles sont exceptionnelles et ne surviennent que chez des personnes prédisposées.
La violence dans les jeux a-t-elle une répercussion sur les comportements des joueurs ? Les psychologues se disputent encore pour le savoir !
Rester devant un écran durant de longues heures nuit à long terme à la vue. Mieux vaut donc prévenir que guérir :
faire une pause de dix minutes toutes les heures
se fixer un filtre à fixer devant l’écran (un mètre de distance est un minimum !)
Acheter un bon écran (C’est cher ? Les yeux aussi c’est cher !)
ne pas régler le contraste et la luminosité de l’écran au maximum.
Une autre question : La révolution informatique enfantera-t-elle une génération de pantouflards gras et démusculés ? Ici aussi mieux vaut prévenir que guérir : entre deux parties de jeu dans ton fauteuil, permet toi un peu de sport en live !
Publié le 04/10/2010